Pourquoi Donald Trump enrage et ne lâche rien

Alors que la défaite est annoncée, Donald Trump continue de dire qu’il a gagné l’élection présidentielle, mais que le camp démocrate cherche à lui voler sa victoire avec «des votes illégaux».

Dans un pays chauffé à blanc par quatre ans d’empoignades, cette attitude de défiance, qui laisse planer la menace d’une transition houleuse, inquiète. Mais que cherche Donald Trump, prépare-t-il une longue bataille, ou déjà, sa postprésidence?

D’évidence, il n’accepte pas sa défaite, en tout cas pas encore. Si un mot domine le vocabulaire trumpien, c’est bien «gagner» que le président n’a cessé de répéter durant ses meetings ces quatre dernières années. La perspective d’une défaite est pour un Trump à l’ego gigantesque une catastrophe. «Gagner, c’est facile. Perdre n’est jamais aisé», confiait-il mardi avant la soirée électorale.

Donald Trump, qui jouait au golf lorsque les chaînes de télévision américaines ont annoncé les résultats, a accusé samedi Joe Biden de se « précipiter pour se présenter faussement » en vainqueur de la présidentielle américaine malgré l’annonce de sa victoire par les grands médias américains, assurant que l’élection était « loin d’être terminée ».

« Nous savons tous pourquoi Joe Biden se précipite pour se présenter faussement en vainqueur et pourquoi ses alliés dans les médias tentent avec autant d’efforts de l’aider : ils ne veulent pas que la vérité éclate », a écrit le président américain sortant dans un communiqué. « Le constat simple est que cette élection est loin d’être terminée », a-t-il martelé.

Interrogé lors d’une conférence de presse de son équipe de campagne à Philadelphie, son avocat personnel Rudy Giuliani a assuré que Donald Trump n’était pas prêt à reconnaître la victoire du démocrate. « Évidemment il ne va pas reconnaître sa défaite alors qu’il y a au moins 600.000 bulletins contestés », a-t-il dit.

Le président républicain sortant a insisté sur le fait que la victoire de son rival n’avait été « certifiée » dans « aucun État », notamment « les États très contestés qui se dirigent vers des recomptages automatiques » ou ceux « où notre équipe a des contestations judiciaires valables et légitimes qui peuvent décider du vainqueur final ».

Tous les grands médias, y compris la chaîne conservatrice Fox News, ont annoncé samedi que Joe Biden avait été élu président des États-Unis, estimant que le milliardaire ne pouvait plus, mathématiquement, refaire son retard dans les Etats clés.

Rien n’oblige le président républicain à le faire formellement, mais admettre sa défaite fait partie de la tradition à Washington.

Donald Trump a dès mardi soir adopté une posture très belliqueuse, promettant une véritable guérilla judiciaire. Le tempétueux président de 74 ans a échoué à se faire réélire, contrairement à ses trois prédécesseurs Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

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