Polémique: Twitter a-t-il le droit de réduire Donald Trump au silence ?

La suppression définitive du compte personnel du président Donald Trump sur Twitter, survenue deux jours après l’assaut contre le Capitole, a provoqué sur la plateforme une avalanche de commentaires. Décision légitime ou atteinte à la liberté d’expression ? Le débat fait rage.

La polémique enfle, deux jours après l’annonce par Twitter de la suppression définitive du compte personnel du président Donald Trump. L’ancienne ambassadrice de Trump à l’ONU, Nikki Haley, est ainsi montée au créneau au lendemain de cette décision pour déclarer que ‘‘réduire les gens au silence de la sorte est quelque chose qui se passe en Chine, pas dans notre pays’’.

Le fils du président, Donald Trump Jr, a renchéri : ‘‘La liberté d’expression n’existe plus en Amérique”. Une déclaration qui a provoqué, entre beaucoup d’autres, ce tweet ironique d’une internaute nommée Kat : ‘‘OUAIS ! Je ne pense pas qu’il soit juste de suspendre Trump de Twitter alors qu’il n’a fait que tenter d’inciter à une guerre civile’’.

Twitter s’est défendu en affirmant avoir indiqué il y a des années que ‘‘ces comptes ne sont pas au-dessus de nos règles et ne peuvent pas utiliser Twitter pour inciter à la violence’’. Or, ajoute The Washington Post‘‘l’action extraordinaire de Twitter [à l’encontre du compte @realDonaldTrump’]’ était également justifiée par le risque d’une nouvelle attaque “contre le Capitole américain et les installations gouvernementales de l’État, le week-end prochain’’.

Le débat, tel que le résume The Guardian, oppose d’un côté les républicains, qui crient à la censure, et les démocrates, qui évoquent le droit de la compagnie d’avoir pris une décision ‘‘souhaitable depuis longtemps’’

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