Océans, Far West ( Documentaire)

Les hautes mers, espaces de non-droit. La bataille pour l’accaparement des ressources commence. Régie par une convention onusienne de 1982 très vague, l’exploitation des mers et des océans s’apparente à un nouveau Far West.

Au delà des zones maritimes exclusives, compagnies privées et États peuvent piller sans contrôle les ressources maritimes. Les mers et les océans recouvrent plus de deux tiers de la surface de la planète. A l’exception des eaux territoriales et des zones économiques exclusives, ces espaces n’appartiennent à personne. On peut pêcher, sonder, extraire gaz ou pétrole et y déverser ses déchets sans grands risques. Jusqu’à 12 milles nautiques (22 km), on parle d’eaux territoriales qui sont régies par les lois des pays concernés. Entre 12 et 200 milles nautiques (370 km) apparaissent les zones économiques exclusives. Leur exploitation relève des États côtiers qui décident par exemple de la pêche ou de l’extraction gazière ou pétrolière. Au-delà, c’est la haute mer qui n’appartient à personne et qui est gérée par des traités internationaux souvent très généraux dont la Convention des Nations unies sur le Droit de la mer signée à Montego Bay en 1982.

Comme l’explique Géraldine Pflieger, invitée dans Géopolitis et directrice de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève, « la haute mer est un bien libre. (…) Sauf exception comme la pêche à la baleine, la chasse aux phoques ou la pêche de certains poissons migrateurs comme le thon, on peut l’exploiter et la polluer. » En théorie, l’exploitation et non l’exploration des fonds marins, doit répondre à l’intérêt de l’humanité. « Mais en pratique, cette convention sur le droit de la mer est très permissive », souligne encore Géraldine Pflieger.

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