MALI : LA FRANCE REVENDIQUE LA MORT D’UN HAUT RESPONSABLE JIHADISTE

La France a annoncé vendredi la « neutralisation » au Mali par sa force Barkhane d’un cadre opérationnel jihadiste de tout premier plan lié à Al-Qaïda, dont le nom était associé ces dernières années à de nombreuses attaques dans la région.

La ministre des Armées Florence Parly a salué dans un communiqué une opération mardi engageant « d’importants moyens de renseignement ainsi qu’un dispositif d’interception composé d’hélicoptères et de troupes au sol » conduisant à une frappe contre Bah Ag Moussa, décrit comme le « chef militaire » du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et un « cadre historique de la mouvance jihadiste au Sahel ».

Bah Ag Moussa « est considéré comme responsable de plusieurs attaques contre les forces maliennes et internationales. Il était considéré comme l’un des principaux chefs militaires jihadistes au Mali, notamment chargé de la formation des nouvelles recrues », selon le communiqué.

Selon le porte-parole de l’état-major français, le colonel Frédéric Barbry, les militaires ont tenté d’intercepter le pick-up du jihadiste, accompagné de quatre autres personnes non identifiées, à environ 100 kilomètres de Menaka (nord-est).

« Les occupants fortement armés ont alors brusquement ouvert le feu avec des mitrailleuses et de l’armement individuel », provoquant une riposte, a-t-il expliqué. L’affrontement a duré une quinzaine de minutes. Les 5 hommes ont été tués. 

En juin, l’armée française avait tué le chef historique d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdal. La victoire de prestige était indiscutable: l’Algérien était au cœur du jihad sahélien depuis 20 ans. Mais il restait prudemment éloigné du terrain et sa mort n’a pas changé la donne sécuritaire.

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