Le roi Salmane d’Arabie saoudite demande à Trump une solution « juste » pour les Palestiniens

L’Arabie saoudite souhaite une solution « juste » pour les Palestiniens, a indiqué le roi Salmane par téléphone au président américain. Donald Trump appelait pour « féliciter » le royaume d’avoir ouvert son espace aérien à des vols entre Israël et les émirats arabes unis.

D’abord, il y eut un feu vert. Celui de Riyad, qui a accepté la semaine dernière la demande des Émirats de pouvoir traverser l’espace aérien saoudien depuis et vers « tous les pays » avec leurs vols commerciaux. « Tous les pays » et surtout un : Israël, une destination diplomatiquement compliquée alors que l’Arabie saoudite n’a pas de relations officielles avec l’État hébreu.

Si l’Arabie saoudite ne lui a pas emboîté le pas, elle a néanmoins accepté d’ouvrir son ciel. Un avion de la compagnie israélienne El Al a ainsi pu effectuer, le 31 août, le premier vol commercial direct entre Tel Aviv en Israël et Abu Dhabi, en survolant l’espace aérien saoudien, avec une délégation franco-américaine à bord. 

« Une solution durable et juste pour la cause palestinienne »

Donald Trump a tenu à féliciter de vive voix le roi Salmane d’Arabie saoudite, allié clé des États-Unis et des Émirats aussi, pour son autorisation. « Le président Trump (…) a salué l’ouverture de l’espace aérien saoudien aux vols entre Israël et les Émirats arabes unis, à commencer par le vol commercial historique de Tel Aviv à Abu Dhabi », selon un compte-rendu de la Maison Blanche.

Le président américain a aussi insisté sur « l’importance » de l’accord de normalisation, appelé « accord Abraham » par les Américains, et « a discuté des moyens de renforcer la sécurité et la prospérité régionales », a précisé l’exécutif américain.

Le roi saoudien a pour sa part insisté sur « le désir du royaume de parvenir à une solution durable et juste pour la cause palestinienne pour atteindre la paix », a rapporté lundi l’agence de presse officielle saoudienne SPA, en rendant compte de cet appel qui s’est déroulé dimanche 6 septembre. 

L’Arabie saoudite, plus importante économie du monde arabe, avait déjà fait savoir qu’elle n’emboiterait pas le pas d’Abu Dhabi jusqu’à ce que l’État hébreu signe avec les Palestiniens un accord de paix reconnu par la communauté internationale.

Avec AFP

Partagez sur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.