Iran, Yémen, Arabie saoudite… Joe Biden se réserve un droit d’inventaire au Moyen-Orient

Désormais au pouvoir, l’administration Biden a annoncé une remise à plat de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Le nouveau chef de la diplomatie, Antony Blinken, veut un « réexamen » des décisions prises par Donald Trump en la matière.

Exit Mike Pompeo, bonjour Antony Blinken. Joe Biden a nommé le francophone à la tête de la politique étrangère américaine. Confirmé mardi 26 janvier par le Sénat, le nouveau secrétaire d’État ne devrait pas engager de révolution dans les relations avec le Moyen-Orient, même s’il a promis un « réexamen » des différentes décisions de Donald Trump.

« Le monde nous observe attentivement », s’est-il employé à rassurer à l’issue d’une brève cérémonie d’intronisation. « Le monde a besoin du leadership américain, et nous le garantirons, parce que le monde a beaucoup plus de chances de résoudre ses problèmes et affronter ses défis quand les États-Unis répondent présent. »

Nucléaire iranien, ventes d’armes, accord de paix avec les Taliban et relations avec l’allié israélien… Antony Blinken a promis un inventaire des années Trump pour remettre à plat la politique étrangère des États-Unis, notamment au Moyen-Orient.

• Le casse-tête de l’Iran

L’avenir de l’accord sur le nucléaire iranien, dont Donald Trump a retiré Washington en 2018, s’annonce comme l’une des priorités de la nouvelle administration américaine sur la scène internationale. Antony Blinken s’est attaché à temporiser : « Le président Biden a dit très clairement que si l’Iran respecte à nouveau pleinement ses engagements » de l’accord de 2015, « les États-Unis en feront autant. L’Iran a cessé de respecter ses engagements sur plusieurs fronts », a souligné le nouveau chef de la diplomatie. « Cela prendra un certain temps, si l’Iran prend cette décision, de revenir dans les clous, et il faudra aussi du temps pour que nous puissions évaluer s’il respecte ses obligations. Nous en sommes loin, c’est le moins que l’on puisse dire. »

Côté iranien, on salue l’arrivée de Joe Biden et Antony Blinken, même si on attend des gestes concrets de la part de la nouvelle administration américaine : « Ici, on considère que Donald Trump et Mike Pompeo ont rejoint les poubelles de l’Histoire », raconte Siavosh Ghazi, correspondant de France 24 à Téhéran. « L’Iran attend des gestes concrets de la part de Joe Biden. Pas seulement le retour à l’accord mais d’abord la levée des sanctions économiques. Cela permettrait à l’Iran d’exporter à nouveau son pétrole et de se donner de l’air économiquement. »

Source: France24

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