Il n’y aura pas de trafic aérien à Paris au niveau de 2019 avant 2024 ou 2027

Le gestionnaire des aéroports parisiens estime lundi que le contrecoup du coronavirus va se faire ressentir encore plusieurs années.

Un retour de trafic aérien à Paris au niveau de 2019 est attendu entre 2024 et 2027, a indiqué lundi 27 juillet 2020 Augustin de Romanet, le PDG d’Aéroport de Paris (ADP), gestionnaire des aéroports parisiens cité dans un communiqué.

C’est la première fois depuis 50 ans que le trafic aérien connaît un à-coup aussi brutal et il est avéré que le rétablissement sera très progressif : un retour au niveau de trafic de 2019 à Paris est anticipé entre 2024 et 2027, a estimé Augustin de Romanet.

543 millions d’euros de pertes avec le coronavirus

Pour ADP, la paralysie du trafic s’est traduite par une perte de 543 millions d’euros au premier semestre, contre un bénéfice de 250 millions d’euros il y a un an, le trafic ayant subi une chute de plus de 62 % dans les aéroports parisiens.

Les mois d’avril et mai ont connu un trafic quasiment nul et la reprise du trafic a été lente aux mois de juin et de juillet, a indiqué le PDG, ajoutant que l’ensemble des activités du groupe avait été fortement affecté par la crise du coronavirus qui a cloué au sol la quasi-totalité des avions dans le monde, dès le mois de mars.

Orly fermé pendant trois mois

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe est en baisse de 46,5 % à 1,168 milliard d’euros avec un impact important notamment sur les activités aéronautiques et commerciales à Paris, où l’aéroport d’Orly a été fermé pendant presque trois mois entre avril et juin, mais également sur le chiffre d’affaires de l’opérateur turc TAV Airports et de l’aéroport d’Amman AIG, selon le communiqué.

Le Groupe ADP a réussi à stabiliser sa situation financière, a ajouté Augustin de Romanet, précisant qu’il avait conclu la prise de participation dans le groupe aéroportuaire indien GMR Airports, dans des conditions révisées à la baisse pour tenir compte de l’impact de la pandémie.

Mais, pour faire face à la dégringolade du trafic, les investissements prévus pour 2020 devraient baisser d’environ 400 millions d’euros, selon le communiqué.

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