Hongkong : colère autour de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin

La loi sur la sécurité nationale a pour but d’interdire « la trahison ». Ce texte est jugé par certains comme une attaque contre l’autonomie de l’île.

Cette proposition de loi sur la sécurité, qui vise à interdire « la trahison, la sécession, la sédition (et) la subversion », a été déposée vendredi matin à l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement chinois. Ce texte intervient après des mises en garde répétées du pouvoir communiste chinois contre toute dissidence à Hongkong, secouée l’an dernier par sept mois de manifestations monstres en faveur de la démocratie.

« C’est la fin de Hongkong, la fin (du principe) Un pays, deux systèmes, ne vous y trompez pas », a lancé à la presse le député pro-démocratie Dennis Kwok. Hongkong a été rétrocédée à la Chine en 1997 aux termes d’un accord qui garantit au territoire pendant 50 ans une autonomie et des libertés inconnues dans le reste du pays, selon le principe « Un pays, deux systèmes ». Pour le militant Joshua Wong, figure du Mouvement des parapluies en 2014, le message envoyé par la Chine aux manifestants pro-démocratie ne laisse aucune place au doute. « Pékin essaie de faire taire par la force et la peur les voix des Hongkongais qui critiquent », a déclaré Joshua Wong sur Twitter. Très vite, sur les forums de discussions et sur les messageries utilisées par le mouvement pro-démocratie, les appels à manifester se sont multipliés.

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