DONALD TRUMP : UN PROCÈS EN DESTITUTION POUR RIEN ?

Donald Trump devrait échapper à une condamnation. [SAUL LOEB / AFP]

Le flop annoncé devrait avoir lieu. Ce 9 février, le Sénat américain ouvre le procès en destitution de Donald Trump pour son rôle dans l’invasion du Capitole le 6 janvier dernier. Mais le milliardaire, qui ne sera pas présent, devrait bien s’en sortir indemne.

Et pour cause, la Constitution américaine fixe une barre très élevée pour obtenir la destitution d’un président. Il faut que deux tiers des sénateurs votent en faveur de celle-ci, soit 67 sur 100. Seulement, l’institution est aujourd’hui divisée à parts égales entre démocrates et républicains. Et le nombre de conservateurs qui ambitionnent de condamner leur chef de file ne semble pas suffisant. 

En effet, le 26 janvier dernier, les élus votaient sur la légalité de poursuivre un président après son départ de la Maison Blanche. Ce vote, vécu comme une répétition du procès avant l’heure, s’est terminé par une courte majorité de 55 sénateurs en faveur de la procédure. Seuls 5 républicains semblaient donc estimer qu’il faudrait condamner Donald Trump. 

Aujourd’hui, alors que l’ancien président se fait plutôt discret dans les médias, la donne ne semble pas avoir changé. Plusieurs conservateurs comme Mitch McConnell se sont dit ouverts à une condamnation, sans pour autant affirmer haut et fort qu’ils voteront en ce sens. Il apparaît peu probable dans ce contexte qu’un retournement de situation soit à l’ordre du jour. 

UNE DESTITUTION POUR LES LIVRES D’HISTOIRE

Pourquoi les démocrates, conscients de cette finalité plus que probable, ont-ils alors demandé la destitution ? En premier lieu pour la portée historique de l’invasion du Capitole. Une grande partie du pays a été marquée par l’événement, et en particulier les parlementaires qui étaient présents lors de l’attaque. La destitution était une réponse forte souhaitée notamment par Nancy Pelosi, présidente de la chambre des représentants. 

Autre explication, qui n’est pas moins historique. Seuls deux chefs d’Etat avant lui avaient été mis en accusation par le Congrès. Donald Trump est devenu le premier à l’être deux fois. L’événement restera donc gravé dans l’histoire du pays. 

À noter qu’en cas de vote favorable pour la destitution de Donald Trump au Sénat, les démocrates pourraient demander une peine additionnelle. En effet, si jamais l’ancien président était condamné, un autre vote pourrait être organisé, celui-ci à la majorité simple, pour l’empêcher de se présenter à une élection future. Un scénario qui semble aujourd’hui plus qu’improbable. 

Source: Cnews

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