AFFAIRE DES CENTRES DE REDRESSEMENT DE SERIGNE MODOU KARA MBACKE Le fils du milliardaire Baba Diao, Pépé Diao, parmi les personnes arrêtées

Les Sénégalais ont été stupéfaits en apprenant la réalité sur les centres de redressement du guide religieux Serigne Modou Kara Mbacké. De son côté, l’Étata tenté, via la gendarmerie, de marquer sa fermeté. Selon des informations obtenues par «Les Échos», parmi les gens arrêtés dans ces centres de redressement, le surnommé «Commandant», mais aussi et surtout un certain Pépé Diao, qui n’est personne d’autre que le fils de l’homme d’affaires Baba Diao. Ils ont été déférés depuis lundi.




À la recherche d’un scooter volé, les éléments de la Section de recherches ont effectué une descente dans un centre de redressement sis à Ouakam après qu’une piste dans le cadre de leur enquête les y ont conduits. Les pandores ont découvert sur les lieux 19 personnes qui «étaient séquestrées et soumises à des actes de maltraitance voire de torture». L’enquête qui a été poursuivie a conduit à l’arrestation de 43 personnes.Ces 43 personnes ont été arrêtées dans les centres de redressement de Serigne Modou Kara Mbacképour des faits de maltraitance, de traite des personnes, de vol de scooters et trafic de chanvre indien.
Parmi ceux qui ont été interpelés, deux sortent du lot. En effet, «Les Échos» tient de sources policières que Pépé Diao, qui n’est personne d’autre que le fils du richissime homme d’affaires Baba Diao, est parmi les personnes arrêtées dans cette affaire.
Selon nos informations, le centre de redressement découvert à Ouakam était dans une maison occupée par Pépé Diao. La maison appartient certes à son père, mais c’est lui qui l’occupe. Selon les enquêteurs, c’est lui qui a prêté la maison à son ami Mimaïny Kara plus connu sous le nom de «Commandant» qui dirigeait ce «camp de concentration».



Pépé Diao indique qu’il ignorait ce qui se passait


Et ce qui est grave, c’est que quand Pépé Diao a été convoqué, il n’a pas daigné répondre aux gendarmes. Ces derniers l’ont trouvé chez lui pour l’arrêter.
Quand il a été interrogé, il a nié être mêlé à un quelconque acte de torture. Il a dit qu’il ignorait totalement ce qui se faisait dans cette dépendance. Mais les enquêteurs sont convaincus qu’il était bel et bien au courant de ce qui se passait dans cette dépendance. Aussi, ils l’ont déféré lundi. Quel sera son sort ? Beaucoup de personnes ne croient pas qu’il va lui arriver quelque chose. Au plus un contrôle judiciaire ou même une liberté provisoire…
Rappelons que c’est entre le 26 et le 28 novembre que les 43 personnes impliquées dans cette affaire ont été arrêtées dans les différents centres de redressement du guide religieux, situés à Ouakam, à Malika, à Guédiawaye et à la Zone B. Elles sont poursuivies pour des délits de maltraitance, de traite des personnes, de vol, de trafic de chanvre indien…
Évoquant le cas des personnes séquestrées et soumises à des actes de maltraitance voire de torture, le colonel Pape Diouf qui a animé une conférence de presse a déclaré que ces personnes étaient en majorité des jeunes âgées de 17 à 42 ans. «Elles souffraient visiblement de malnutrition et plusieurs d’entre elles étaient blessées. Elles ont été prises en charge par les éléments de la section de recherches. Ils les ont évacuées au niveau du service de santé de la gendarmerie nationale située à la caserne Samba Diéry Diallo et à l’hôpital Principal de Dakar avec l’aide du médecin chef de la gendarmerie nationale», a informé le colonel Diouf.
En attendant, l’enquête ouverte suit son cours, Pépé Diao qui fait partie du premier lot de personnes arrêtées, nous dit-on, a été déféré depuis lundi.



  LES ECHOS

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